lundi 27 décembre 2010

L’idéal-type wébérien appliqué à l’Australien

Qu’est-ce qu’un idéal-type ? Ce n’est pas le type idéal, martelait ma punk de prof de socio à Rennes. Un humour qui a perdu toute sa saveur à force d’être essoré à longueur de cours, mais un moyen mnémotechnique efficace, preuve en en est.
Max Weber a théorisé le concept d’idéal-type : il s’agit d’un modèle permettant de centraliser dans une trame commune différentes caractéristiques d’un même objet d’étude pour finalement les relier entre elles et apporter une cohérence en gommant et nuançant certains traits. C’est de ce modèle dont je vais m’inspirer, peu sérieusement, pour tenter de l’appliquer à l’Australien, d’après mon expérience et mes rencontres, après seulement neuf mois dans ce pays. En voici le portrait robot, avec toutes les limites, la subjectivité et les manques qu’il comporte, vous vous en doutez.

Sydney, l’Australie des cartes postales

5h30 du matin, aéroport Charles Kingsford Smith de Sydney. Je descends de l’avion et embrasse la terre, sans pour autant me prendre pour l’homme en blanc chanté par feu Pierre Bachelet. Je viens seulement de passer plus de 30 heures dans trois avions différents. Retour au bercail après une parenthèse portoricaine pour le moins dépaysante.


mardi 30 novembre 2010

L'hiver est passé, let's go to Sydney !

C'était le plan de base : laisser passer l'hiver dans le sud, rester dans les températures raisonnables - 25°C, maillot de bain et tongues -, et utiliser ce laps de temps pour travailler.

Alors j'ai travaillé. J'ai pêché : trois fois quinze jours en mer (lire par ailleurs). Le lendemain de mon deuxième retour à terre, je me rends au Flight Center de Mooloolaba, où je séjourne quand je ne suis pas en mer. En discutant avec les demoiselles de l'agence de voyage, en leur expliquant que la pêche et moi, c'est fini, que je recherche un boulot plus terre-à-terre, l'une d'entre elles me dit que son compagnon est responsable d'une compagnie de construction de piscines. Pourquoi pas? C'est moins profond, et il y a moins de requin dans le petit bain. Dix minutes après avoir quitté le Flight Center, j'avais un nouvel emploi.

samedi 27 novembre 2010

Veni, vidi…

Neuf mois après avoir quitté le bercail, à quatre mois jour pour jour de mon retour, il n’est pas inutile de faire un petit point : où suis-je allé ? Qu’ai-je fait, qu’ai-je vu ? Quels sont mes projets pour les semaines et les mois à venir ?

mardi 16 novembre 2010

L'enfer et le paradis sont sur un bateau...

Part Two : "Je ferai de vous des pêcheurs d'hommes" (Marc, 1, 16-20)

La Der des Ders

Les choses ont un peu évolué depuis la publication de mon dernier post. Trois semaines après mon retour, je passe au Beluga pour dire au revoir à mon ancien skipper qui repart en mer, et récupérer mes mâchoires de requin. « Eh ! Bloody Frenchie », crie Wayne en me voyant, la face rougeaude, une canette de Jack Daniel’s à la main. Et de chanter mes louanges aux autres marins présents autour de lui.
La conversation prend un tournant plus sérieux quand Wayne me dit que le Blue Moves, le thonier voisin de la même compagnie, a besoin d’un renfort d’équipage. Je refuse net, leur répétant que j’ai assez donné, que ce boulot est complètement cinglé, etc… Mais je sens déjà qu’au bout du compte, je vais repartir pour un tour. Ben, le skipper du Blue Moves, me passe son numéro : « Tu as deux heures pour me donner ta réponse, il faut que je trouve quelqu’un pour demain. » De retour au backpacker, je craque et fais mon baluchon pour la troisième fois. Je travaillerai finalement sur le Blue Mistress, piloté par un nouveau skipper.

dimanche 26 septembre 2010

L’enfer et le paradis sont sur un bateau…

Une semaine après mon retour à quai le 5 septembre, un fait divers est à la Une des médias locaux de la Sunshine Cost : un backpacker irlandais tombe du toit d’un chalutier et disparaît dans la mer, pourtant calme (lire ici). L’équipage a mis une heure à s’apercevoir qu’il manquait à l’appel. Son meilleur ami était à bord. En entendant cette tragédie, un frisson me parcourt le dos. Je me remémore les heures passées sur le toit justement, à parcourir l’horizon à la recherche de matériel perdu. Pauvre gars, un mois après son arrivée en Australie...

samedi 31 juillet 2010

Des vertes et des pas mûres à Bundaberg

On disait des Poilus de 1914 qu’ils étaient partis dans les tranchées la fleur au fusil. L’historiographie récente a balayé ce mythe. On raconte que la cueillette des fruits en Australie est comme une colonie de vacances où l’on chante en croquant des pommes dans un cadre bucolique. Je voudrais à mon tour battre en brèche cette vision du « fruit picking » et vous livrer mon expérience de l'exploitation agricole! Je précise cependant que ce n’est là qu’un vécu parmi des millions d’autres, et j’ai entendu des histoires plus heureuses.


dimanche 25 juillet 2010

Le royaume herbacé de Nimbin, et son altesse Marie-Jeanne

Dans ce village-ru de 400 habitants, les couleurs les plus vives tapissent les frontons type western des multiples commerces. Comme celle du Rainbow Café, rappelant le serpent arc-en-ciel de la croyance arborigène. Il est 9h, la rue est encore endormie. Quelques hères vont et viennent en claudiquant, ça sent le sapin pour ces vieux junkies. Heureusement, la relève est là qui s’apprête à s’élever vers des sphères toujours plus hautes. Bienvenue à Nimbin, capitale australienne de la marijuana.


mardi 20 juillet 2010

Entre Byron Bay et Mont Warning, wwoofing à Murwillumbah

Je rattrape peu à peu mon retard. Murwillumbah, ce n’est pas si loin après tout. J’y ai passé dix-huit jours qui peuvent êtres découpés en quatre parties: cinq jours chez Matt, cinq jours chez sa mère Joséphine, cinq jours à nouveau dans les hauteurs, chez Marie-France et Tony, et enfin trois derniers jours chez Matt’s mother. Murwillumbah, à deux heures au sud de Brisbane, mais dans l'Etat voisin : le New South Wales...

dimanche 11 juillet 2010

Et au milieu coule la Brisbane...

Après une quinzaine de jours remplis d’amour, d’eau fraîche et de grands espaces, c’est toujours désopilant de se retrouver à nouveau plongé dans le grand bain de la civilisation. De descendre du bus et de contempler avec les yeux naïfs et écarquillés du nouveau-né le génie architectural qui transparaît indéniablement dans l’énorme bloc de béton armé accueillant la gare routière de Brisbane.
Lorsqu’un court voyage ressemble à celui que je viens de vivre, on prie pour qu’il ne s’arrête jamais. Un fort relent de nostalgie, un concentré d’images, de sons, de parfums, tourbillonnent dans mes tripes et montent lentement dans ma tête lorsque le soir, je m’endors sur le sommier n°8 du deuxième dortoir de 30 lits du Brisbane City Backpacker…
Situé sur les hauteurs de Brisbane, le backpacker offre une belle perspective sur Brisbane.

jeudi 8 juillet 2010

De Cairns à Brisbane, l'archipel des merveilles (VI)

6. Fraser Island : indomptable, sauf en 4x4

Après les Withsundays, difficile de faire mieux. Mais Fraser est différente. Fraser est unique d’abord, faite d’un seul tenant et longue d’une centaine de kilomètres. Ensuite, Fraser fait peur : sauvage, peuplée de dingos affamés et peu sympathiques. Un couple de Français en a fait les frais récemment. La nourriture, rangée dans leur tente pendant qu’ils dormaient, a inévitablement attiré ces coyotes, qui ont rôdé autour puis tenté de l’investir. En tentant de résister, les deux endormis se sont fait mordre au mollet… L’histoire, une parmi d’autres, ne dit pas sa suite, mais elle en dit déjà assez long sur la première consigne à respecter une fois sur l’île : planquer ses victuailles dans la voiture.

samedi 26 juin 2010

De Cairns à Brisbane, l'archipel des merveilles (V)

5. Cape Hillsborough : moments d’intimité avec les boxeurs à poche

27 mai. Le noir et le silence, juste perturbé par le bruit des vagues toute proches, ont plongé l’aire de stationnement nocturne dans une atmosphère plus rassérénante qu’inquiétante. Le faisceau de nos lampes électriques éclaire tant bien que mal les jolies profiteroles disposées en rond dans une assiette en plastique vert. Un petit luxe aussi symbolique que réconfortant pour célébrer mon quart de siècle. Ce n’était pas vraiment une surprise, nous avions eu le même dessert quelques jours auparavant pour les vingt-quatre printemps de Jule. Juste un moment rendu fort sympathique par la compagnie des trois Européens qui m’entouraient ce soir-là.

mercredi 23 juin 2010

De Cairns à Brisbane, l'archipel des merveilles (IV)

4. Les Whitsundays Islands, 74 perles de paradis

La première étape de notre descente vers Brisbane, c’est Tully. La ville détient le record pluviométrique d’Australie, avec 8 mètres en 1950 ! Une botte géante symbolise fièrement cette particularité.


mardi 15 juin 2010

De Cairns à Brisbane, l'archipel des merveilles (III)

3. Cape Tribulation, quand l’Histoire nous fait rêver

La crique, déserte et sauvage, est bordée de gracieux cocotiers lancés en courbe à l'assaut de rares nuages. Les rayons du soleil caressent une eau bleue cristalline jusqu’à la ligne d’horizon. Il est alors assez facile de fermer les yeux pour se replonger 240 ans en arrière, tout juste...

dimanche 13 juin 2010

De Cairns à Brisbane, l'archipel des merveilles (II)

2. Les alentours de Cairns et Fitzroy Island
Trois semaines après mon arrivée dans la principale ville du nord Queensland, il était grand temps de découvrir ce que sa région recelait de particulier.

samedi 12 juin 2010

De Cairns à Brisbane, l’archipel des merveilles (I)

Cela fait bien trop longtemps que ce blog n’a pas été alimenté. Je me remets donc à la tâche, tout en admettant qu’il me faudrait des jours pour raconter en détail ce que j’ai pu vivre ces dernières semaines. Aussi, rien de tel que quelques belles images accompagnées d’un paragraphe un peu complet pour passer en revue les moments phares de ce dernier mois. Six lieux et beaucoup de souvenirs réunis dans une petite rétrospective loin d'être exhaustive.

1. Au plus près du corail, du silence, des couleurs et une brève rencontre
C’était il y a près d’un mois déjà. Les superlatifs me manquent pour décrire cette expérience sous-marine.

mercredi 12 mai 2010

Gregory, Napoléon et la Russie

Nous atteignons l’océan en milieu de journée, brouillard et pluie.
Deux objectifs m’attendent à Cairns : trouver un emploi, si possible sur un bateau de pêche ; plonger sur la grande barrière de corail. Pensé comme un corollaire du premier, le second objectif s’avère bien sûr plus facile à remplir. C’est d’ailleurs déjà chose faite. Quand au boulot, voici ce qui s’est passé…

lundi 3 mai 2010

Darwin to Cairns : une semaine into the wild


Trois semaines après mon arrivée en Australie, il est temps de reprendre la route vers l’Est. Je devais rejoindre Cairns en avion à l’origine, mais le trajet se fera finalement en Ford Falcon break. Plus pour des raisons touristiques qu’économiques. Mon lift (covoiturage) se compose d’un Allemand, Mickaël, 27 ans, et de David, un Québécois de 21 ans. Un voyage de huit jours à travers le Territoire du Nord, puis le Queensland.

Michael et David, a Mission Beach, sud de Cairns.

mercredi 14 avril 2010

Wwoofing à Fogg Dam

C’est dans une ferme de cette petite localité, à 65 km au sud-est de Darwin, sur la route menant au Kakadu National Park, que j’ai passé ces deux dernières semaines. Il y a vingt ans que Jeremy, ancien ingénieur métallurgiste, originaire de Melbourne et Heather, infirmière de formation, ont acheté cette propriété de quelque 40 hectares, et tiennent depuis leur retraite un Bed and Breakfast. La moitié du terrain, c’est du bush, laissé tel quel. L’autre moitié est entretenue, de mieux en mieux à mesure que l’on se rapproche de la maison. Le midi et le soir, je prenais mes repas avec mes hôtes.

lundi 12 avril 2010

100 000 crocos dans les rivières

« L’Australie possède plus de bestiole tueuses que le reste du monde. Parmi les dix serpents les plus venimeux de la création, tous sont australiens. Cinq des créatures animales qui y vivent – l’araignée, la méduse, le poulpe, la tique et le poisson-pierre – sont les plus mortelles de leur catégorie. Voilà un pays où la plus soyeuse des chenilles peut vous mettre K.O d’une simple morsure et où les coquillages ne se content pas de vous pincer : ils vous attaquent. Ramassez un coquillage d’aspect inoffensif sur une des plages du Queensland et vous découvrirez vite que la petite bébête à l’intérieur est non seulement extraordinairement rapide et méfiante, mais qu’elle est excessivement venimeuse. Si vous n’êtes pas piqué ou mordu à mort, vous courez encore le risque d’être coupé en deux par un requin ou un crocodile, ou d’être emporté au large par de puissants courants marins (le rip, ndlr), sans parler de vos chances de connaître une fin misérable dans les déserts brûlants de l’outback. C’est un pays qui ne plaisante pas. »

dimanche 11 avril 2010

L’éclectique musée du Northern Territory

Durant mes trois premiers jours passés à Darwin, j’ai pu visiter le Musée des Arts et d’Histoire naturelle du Territoire du Nord que mon Lonely Planet – ma Bible de 1031 pages – disait très intéressant, malgré un nom vraiment peu attrayant. Un nom de musée en somme. Je n’ai pourtant pas regretté les centaines et centaines de miles que l’inconscience du voyageur encore frais m’a poussé à parcourir à pied. C’est donc plus que moite et boiteux que je parviens à ce fameux lieu d'histoire.
Une première galerie est consacrée à la peinture et plus globalement à l’art aborigène. Franchement, l’art n’est pas ma passion première, et c’est surtout pour son divan plutôt moelleux et son air conditionné que je suis resté dans cette pièce un bon moment. Ceci dit, je dois concéder que l’art aborigène est vraiment séduisant. Une harmonie et une sensation de sérénité se dégagent de ces tableaux grâce notamment à un jeu de couleurs tout à fait efficace.

Plus loin, une vaste pièce est consacrée à la faune maritime australienne, et n’a certainement pas été conçue pour battre en brèche l’idée d’une Australie peuplée d'animaux du diable. On y retrouve quelques araignées, serpents, gros poissons, et notre amie, la méduse-boîte. Je laisse le soin de décrire cette reine de beauté à Bill Bryson, dont les hilarantes Chroniques australiennes sont chaque soir à mon chevet, pour mon plus grand bonheur (et intérêt, car le voyageur y apprend pas mal de choses indispensables) :

jeudi 8 avril 2010

Immigration clandestine à Darwin

Un atterrissage en Australie, et c’est une autre histoire qui commence, un autre livre qui n’attend qu’à être écrit. Un livre aussi épais que cette île est immense – 14 fois la France –, peu peuplée – 20 millions d’habitants, contre 60 en France –, tout à la fois paradisiaque et inhospitalière, édénique et infernale, sûre et dangereuse. Mon blog, je l’espère, mettra en évidence tous ces contrastes. Trois mots de géographie avant d’aller plus loin :


Outback : arrière-pays. En fait, l’outback est à peu près partout, une fois la ville derrière vous.
Bush : brousse, forêt ou simple savane avec quelques arbustes ici et là. Pas vraiment traduisible, le bush est un peu partout en Australie. Milieu naturel d’évolution de bestioles comme les kangourous, les dingos, les araignées, les serpents, les opossums… C’est aussi dans le bush que les backpackers aiment camper pour se faire peur.
Top End : sans limite terrestre bien définie, le Top End fait partie du Territoire du Nord et englobe la région de Darwin et s’étend jusqu’à la Terre d’Arnhem et le golfe de Carpentarie à l’Ouest.

vendredi 2 avril 2010

Ubud : derniers moments dans l'archipel

Mon avant-dernière journée en Indonésie a été consacrée à Ubud, une ville du centre de Bali. Magnifique, reposante. Je n’ai pas été déçu par les fameuses rizières en terrasse, de véritables labyrinthes verdoyants. Juste sublime. Quant à la Monkey forest, j'y retournerai pour faire passer un sale quart d'heure au macaque qui m'a piqué mes chips...



Visite également d’exposition d’artistes, sculpteurs et peintres. Le lendemain, surf et avion à 22h45. Arrivée prévue à Darwin, 3h heure locale.

jeudi 1 avril 2010

En tête-à-tête avec les dragons de Komodo !

Arrivée à Labuhanbajo, capitale de Florès. Sur le trajet, j’ai fait la connaissance d’un Ecossais, Colin, 27 ans. Peut-être la personne dont j’ai pour l’instant le plus apprécié la compagnie. Il va d’ailleurs me tirer d’un sale pétrin au moment de quitter l’île. N’ayant plus que 200 000 rupiahs en poche pour payer ma chambre et les repas, il me manquait quelques billets de 100 000. Je pars en direction du distributeur. « C’est à 2 min mister, no problème. » Une demi-heure de marche par 30°C plus tard, je parviens aux distributeurs… en panne. Car à Labuhanbajo, l’électricité fonctionne un jour sur deux. Carrément coincé, j’interroge du regard le type de l’hôtel, et comprend qu’il attend la même chose que moi : mon fric. Heureusement, le portefeuille de Colin était suffisamment garni pour régler nos deux notes. Sans lui, je serai probablement encore là-bas.

mercredi 31 mars 2010

A Surabaya, le reog de Ponorogo

Petit flashback à nouveau, pour trois vidéos d'un spectacle traditionnel javanais : le reog de Ponorogo, tout un programme!



Bali, surf and s(f)un !

Je suis arrivé à Bali il y a plus de deux semaines. Depuis, j’ai parcouru depuis un bon bout de chemin : de Bali, je suis passé à Lombok (aux îles Gili, au nord-ouest), puis j’ai traversé l’île suivante, Sumbawa, en bus de nuit. Enfin, j’ai atteint Florès, d’où j’ai pu me rendre à Rinca, une île de l’archipel de Komodo.

Débarqué de Java à Bali, je choisi d’aller directement à Kuta, une ville du sud connue pour ses activités hautement intellectuelles : surf, boîtes, bières, farniente. Cela faisait un moment que j’attendais un lieu où relax serait le mot d’ordre. Les deux semaines à Java, passées à parcourir l’île de long en large pour en visiter les principaux lieux culturels, ont été merveilleuses en tout point. Mais la surpopulation des grandes villes devenait étouffante. Je voulais voir de l’eau et du sable. Bali est une destination incontournable pour tout voyage en Indonésie.

mercredi 24 mars 2010

Indonesian way !

Petit retour en arrière. On retrouve mon ami Lukman de Jakarta, qui nous montre comment déguster la cuisine Padang - du nom d'une ville de l'île de Sumatra - à l'indonésienne :

mardi 23 mars 2010

Oisif jusqu'au bout des ongles

Sur le ferry reliant Lombok à Bali, j’avais à ma table un Balinais d’une quarantaine d’années environ, dont la quiétude n’avait d’égal que la longueur de ses ongles de la main gauche. Celui du pouce notamment me rappelait fortement le grand chistera de pelote basque, dont il était une reproduction naturelle et miniaturisée.











Grand chistera :
avouez que cela souffre la comparaison!



Ce n’était pas le premier Indonésien que je rencontrais à porter au moins un ongle long, même si celui-ci avait une bonne longueur d’avance. Quel pouvait en être l’intérêt ?

De l'art de marchander

L’Indonésie, avec d’autres comme le Mexique, est un pays gangréné par la corruption au plus haut sommet de l’Etat, et qui n’a pas été encore amputé.
C’est aussi vrai à l’échelle du commun des mortels, où la corruption semble être à l’économie indonésienne ce que le CO2 est à notre sang : aussi mauvais que nécessaire. Tout est bon pour gagner facilement quelques milliers de roupiahs. Ainsi, l’autre jour, je veux récupérer une canette de coca, laissée au gardien, à l’entrée d’un club. Je prends ma canette, mais l’homme de la sécurité saisit mon bras et me murmure quelque chose d’incompréhensible. Je lui demande de répéter, plus fort. Rien à faire, il ne veut pas hausser la voix, mais je peux lire sur ses lèvres : « Twenty ». Il veut ni plus ni moins que je lui glisse un biffeton de 20 000 rupiahs dans la main pour que je récupère mon cher et tendre coca. Je fais mine de ne pas comprendre, je chope ma boisson et tourne les talons.

mercredi 17 mars 2010

Au bord du cratère

Le Mont Bromo est un massif qui culmine à 2300 mètres. Sa dernière éruption remonte à 2004. Une fois le sommet atteint en voiture sur les routes en lacets, serpent de bitume sur les flancs verdoyants de la montagne, on débouche ce qui s'apparente à un immense cratère, à l’intérieur duquel se trouvent le Bromo et le Batok. Notre hôtel a été bâti juste au bord de la pente. Ce lieu touristique majeur a deux intérêts : le lever de soleil sur le cratère, et l’ascension de ce dernier.

jeudi 11 mars 2010

La Sulawesi, entre pêche et turista

Annulé une première fois, ce bref aller-retour à Sulawesi s’est confirmé en quelques heures. Mon ami Muntaha, ingénieur, doit se rendre sans tarder sur cette île des Célèbes, 800 km au nord-est. Le temps de préparer un petit sac, de roupiller un peu, pour un départ à 4h du matin.
Sulawesi, un nom qui fait rêver. Peut-être y verrai-je enfin sable blond, cocotier et eau translucide ? Ou encore le pays Tana Toraja, au cœur de l’île ? Point de tout ceci, faute de temps.

Miniature d’une maison Toraja.

mercredi 10 mars 2010

L'Indonésie en vrac

Voici quelques extras de l’Indonésie que je n’ai pas eu le temps de publier
Végétation luxuriante, rizières à perte de vue, rencontres...

(Les photos sont compressées, la qualité affichée par le diapo n'est pas terrible.)

dimanche 7 mars 2010

Le pays où les « boulê » sont des stars

Trangerang. Troisième banlieue de Jakarta. Quelques millions de personnes y vivent (ou survivent). Lorsque nous y arrivons, il fait nuit (19h), les étudiants sont partis. Nous filons chez Lukman, après un délicieux saté camping (brochettes de mouton avec du riz). Il loue une pièce chez un particulier pour 200 000 rupiahs par mois (12€). J’admire la simplicité, l'optimisme et la culture de Lukman. Il rêve de devenir guide en Europe, en Hollande surtout dont il parle un peu la langue. Allongé sur un tapis, la tête dans le ventilo que j’ai gentiment squatté, je suis recouvert, malgré la chaleur, d’un sarung (pantalon traditionnel). En fait, je me prépare tant bien que mal à affronter une armada de moustiques, débarqués tout droit d’un bassin voisin aux eaux croupissantes. Rien n’y a fait, ils ont réussi à me pourrir ma nuit.


samedi 6 mars 2010

Escapade à Jakarta

Mon séjour à Jakarta, qui s’est transformé en raid éclair et n’a pas duré plus de deux jours, ne s’est pas vraiment déroulé comme je l’avais prévu.
Pour gagner un temps précieux, j’ai choisi de faire le trajet de nuit, en « Eksekutif », sorte de train première classe qui relie Java d’Est en Ouest, soit près de 1000 km entre Surabaya et Jakarta. Un écran diffuse la Tour Montparnasse infernale. Sous-titrée en indo, c’est vraiment de toute beauté. Mais franchement, Eric et Ramzy ne me manquaient pas à ce point. Pour la première fois depuis mon arrivée, j’ai eu froid.

lundi 1 mars 2010

Yogyakarta, capitale culturelle

Je n’ai pas encore présenté mon hôte, Muntaha Rinjani, l’un des deux amis que je viens voir ici. 36 ans, il est en thèse à l’université en génie civil, où il habite. Il est marié à Erta, a 3 enfants, et une servante que j’ai cru être également sa fille. Elle a environ 25 ans, mais en fait 10, alors bon... Le fait qu’il ait une servante (ainsi qu’une belle bagnole et bientôt quatre maisons) ne signifie pas pour autant qu’il roule sur l’or. Je suppose qu’il fait partie du haut d’une certaine classe moyenne, qui n’existe quasiment pas ici.

jeudi 25 février 2010

La fourmilière Surabaya

Ils sont bien plus nombreux qu’à Rome et Naples réunies. Les deux-roues – du vélo à la cylindrée en passant par la 125 et le « bajaj » qui s’apparente au pousse-pousse chinois – se répandent en un flot continu dans toutes les artères de la ville.
En matière de circulation, Surabaya, deuxième ville du pays avec ses 2,4 millions d’âmes bien vivantes, c’est un peu Beyrouth.

mercredi 24 février 2010

Des chaussettes... ou des gants

Tout n'a pas pu rentrer

Prendre l’avion pour une si longue distance, c’est déjà une aventure en soi. L’envergure de l’A380 de Singapour Airlines est réellement à la mesure de

lundi 15 février 2010

Les ptites formalités

Un voyage à l'autre bout du monde peut se mettre en place en un mois. Mais c'est le minimum. Pour être plus serein à une semaine du départ, prévoir deux mois n'est pas du luxe.

Les principales étapes :
Passeport
A la mairie ou à la préfecture. Toutes les mairies ne sont pas équipées de "station", appareil permettant de délivrer les passeports biométriques, en vigueur depuis juin 2009. Plusieurs documents à fournir : justification de domicile, photos d'identité (atention au format, et ne souriez pas, on pourrait vous reprocher d'être trop avenant), extrait de naissance, carte d'identité, et, last but not least, 86€ de timbres fiscaux. Délai : un mois environ, de mémoire.
Le Visa Working Holiday (VWH)

Ce sésame est valable pour les 18-30 ans.

mardi 9 février 2010

dimanche 7 février 2010

L'Oz 2 en 1




L'essentiel !
- Monarchie parlementaire, membre du Commonwealth, souverain : Elisabeth II ; premier ministre : Kevin Rudd (parti travailliste)
- Capitale : Canberra ;
- Population : 21 millions d'habitants (4,5 millions à Sydney)
- Superficie : 7,6 millions de km², soit 14 France
- La densité est donc de 2,6 h/km² (France : 115 h/km²). Les Australiens ont de l'espace et s'étalent!
- 25 800 km de côtes