mercredi 14 avril 2010

Wwoofing à Fogg Dam

C’est dans une ferme de cette petite localité, à 65 km au sud-est de Darwin, sur la route menant au Kakadu National Park, que j’ai passé ces deux dernières semaines. Il y a vingt ans que Jeremy, ancien ingénieur métallurgiste, originaire de Melbourne et Heather, infirmière de formation, ont acheté cette propriété de quelque 40 hectares, et tiennent depuis leur retraite un Bed and Breakfast. La moitié du terrain, c’est du bush, laissé tel quel. L’autre moitié est entretenue, de mieux en mieux à mesure que l’on se rapproche de la maison. Le midi et le soir, je prenais mes repas avec mes hôtes.

lundi 12 avril 2010

100 000 crocos dans les rivières

« L’Australie possède plus de bestiole tueuses que le reste du monde. Parmi les dix serpents les plus venimeux de la création, tous sont australiens. Cinq des créatures animales qui y vivent – l’araignée, la méduse, le poulpe, la tique et le poisson-pierre – sont les plus mortelles de leur catégorie. Voilà un pays où la plus soyeuse des chenilles peut vous mettre K.O d’une simple morsure et où les coquillages ne se content pas de vous pincer : ils vous attaquent. Ramassez un coquillage d’aspect inoffensif sur une des plages du Queensland et vous découvrirez vite que la petite bébête à l’intérieur est non seulement extraordinairement rapide et méfiante, mais qu’elle est excessivement venimeuse. Si vous n’êtes pas piqué ou mordu à mort, vous courez encore le risque d’être coupé en deux par un requin ou un crocodile, ou d’être emporté au large par de puissants courants marins (le rip, ndlr), sans parler de vos chances de connaître une fin misérable dans les déserts brûlants de l’outback. C’est un pays qui ne plaisante pas. »

dimanche 11 avril 2010

L’éclectique musée du Northern Territory

Durant mes trois premiers jours passés à Darwin, j’ai pu visiter le Musée des Arts et d’Histoire naturelle du Territoire du Nord que mon Lonely Planet – ma Bible de 1031 pages – disait très intéressant, malgré un nom vraiment peu attrayant. Un nom de musée en somme. Je n’ai pourtant pas regretté les centaines et centaines de miles que l’inconscience du voyageur encore frais m’a poussé à parcourir à pied. C’est donc plus que moite et boiteux que je parviens à ce fameux lieu d'histoire.
Une première galerie est consacrée à la peinture et plus globalement à l’art aborigène. Franchement, l’art n’est pas ma passion première, et c’est surtout pour son divan plutôt moelleux et son air conditionné que je suis resté dans cette pièce un bon moment. Ceci dit, je dois concéder que l’art aborigène est vraiment séduisant. Une harmonie et une sensation de sérénité se dégagent de ces tableaux grâce notamment à un jeu de couleurs tout à fait efficace.

Plus loin, une vaste pièce est consacrée à la faune maritime australienne, et n’a certainement pas été conçue pour battre en brèche l’idée d’une Australie peuplée d'animaux du diable. On y retrouve quelques araignées, serpents, gros poissons, et notre amie, la méduse-boîte. Je laisse le soin de décrire cette reine de beauté à Bill Bryson, dont les hilarantes Chroniques australiennes sont chaque soir à mon chevet, pour mon plus grand bonheur (et intérêt, car le voyageur y apprend pas mal de choses indispensables) :

jeudi 8 avril 2010

Immigration clandestine à Darwin

Un atterrissage en Australie, et c’est une autre histoire qui commence, un autre livre qui n’attend qu’à être écrit. Un livre aussi épais que cette île est immense – 14 fois la France –, peu peuplée – 20 millions d’habitants, contre 60 en France –, tout à la fois paradisiaque et inhospitalière, édénique et infernale, sûre et dangereuse. Mon blog, je l’espère, mettra en évidence tous ces contrastes. Trois mots de géographie avant d’aller plus loin :


Outback : arrière-pays. En fait, l’outback est à peu près partout, une fois la ville derrière vous.
Bush : brousse, forêt ou simple savane avec quelques arbustes ici et là. Pas vraiment traduisible, le bush est un peu partout en Australie. Milieu naturel d’évolution de bestioles comme les kangourous, les dingos, les araignées, les serpents, les opossums… C’est aussi dans le bush que les backpackers aiment camper pour se faire peur.
Top End : sans limite terrestre bien définie, le Top End fait partie du Territoire du Nord et englobe la région de Darwin et s’étend jusqu’à la Terre d’Arnhem et le golfe de Carpentarie à l’Ouest.

vendredi 2 avril 2010

Ubud : derniers moments dans l'archipel

Mon avant-dernière journée en Indonésie a été consacrée à Ubud, une ville du centre de Bali. Magnifique, reposante. Je n’ai pas été déçu par les fameuses rizières en terrasse, de véritables labyrinthes verdoyants. Juste sublime. Quant à la Monkey forest, j'y retournerai pour faire passer un sale quart d'heure au macaque qui m'a piqué mes chips...



Visite également d’exposition d’artistes, sculpteurs et peintres. Le lendemain, surf et avion à 22h45. Arrivée prévue à Darwin, 3h heure locale.

jeudi 1 avril 2010

En tête-à-tête avec les dragons de Komodo !

Arrivée à Labuhanbajo, capitale de Florès. Sur le trajet, j’ai fait la connaissance d’un Ecossais, Colin, 27 ans. Peut-être la personne dont j’ai pour l’instant le plus apprécié la compagnie. Il va d’ailleurs me tirer d’un sale pétrin au moment de quitter l’île. N’ayant plus que 200 000 rupiahs en poche pour payer ma chambre et les repas, il me manquait quelques billets de 100 000. Je pars en direction du distributeur. « C’est à 2 min mister, no problème. » Une demi-heure de marche par 30°C plus tard, je parviens aux distributeurs… en panne. Car à Labuhanbajo, l’électricité fonctionne un jour sur deux. Carrément coincé, j’interroge du regard le type de l’hôtel, et comprend qu’il attend la même chose que moi : mon fric. Heureusement, le portefeuille de Colin était suffisamment garni pour régler nos deux notes. Sans lui, je serai probablement encore là-bas.