lundi 27 décembre 2010

L’idéal-type wébérien appliqué à l’Australien

Qu’est-ce qu’un idéal-type ? Ce n’est pas le type idéal, martelait ma punk de prof de socio à Rennes. Un humour qui a perdu toute sa saveur à force d’être essoré à longueur de cours, mais un moyen mnémotechnique efficace, preuve en en est.
Max Weber a théorisé le concept d’idéal-type : il s’agit d’un modèle permettant de centraliser dans une trame commune différentes caractéristiques d’un même objet d’étude pour finalement les relier entre elles et apporter une cohérence en gommant et nuançant certains traits. C’est de ce modèle dont je vais m’inspirer, peu sérieusement, pour tenter de l’appliquer à l’Australien, d’après mon expérience et mes rencontres, après seulement neuf mois dans ce pays. En voici le portrait robot, avec toutes les limites, la subjectivité et les manques qu’il comporte, vous vous en doutez.

Sydney, l’Australie des cartes postales

5h30 du matin, aéroport Charles Kingsford Smith de Sydney. Je descends de l’avion et embrasse la terre, sans pour autant me prendre pour l’homme en blanc chanté par feu Pierre Bachelet. Je viens seulement de passer plus de 30 heures dans trois avions différents. Retour au bercail après une parenthèse portoricaine pour le moins dépaysante.