mercredi 31 mars 2010

A Surabaya, le reog de Ponorogo

Petit flashback à nouveau, pour trois vidéos d'un spectacle traditionnel javanais : le reog de Ponorogo, tout un programme!



Bali, surf and s(f)un !

Je suis arrivé à Bali il y a plus de deux semaines. Depuis, j’ai parcouru depuis un bon bout de chemin : de Bali, je suis passé à Lombok (aux îles Gili, au nord-ouest), puis j’ai traversé l’île suivante, Sumbawa, en bus de nuit. Enfin, j’ai atteint Florès, d’où j’ai pu me rendre à Rinca, une île de l’archipel de Komodo.

Débarqué de Java à Bali, je choisi d’aller directement à Kuta, une ville du sud connue pour ses activités hautement intellectuelles : surf, boîtes, bières, farniente. Cela faisait un moment que j’attendais un lieu où relax serait le mot d’ordre. Les deux semaines à Java, passées à parcourir l’île de long en large pour en visiter les principaux lieux culturels, ont été merveilleuses en tout point. Mais la surpopulation des grandes villes devenait étouffante. Je voulais voir de l’eau et du sable. Bali est une destination incontournable pour tout voyage en Indonésie.

mercredi 24 mars 2010

Indonesian way !

Petit retour en arrière. On retrouve mon ami Lukman de Jakarta, qui nous montre comment déguster la cuisine Padang - du nom d'une ville de l'île de Sumatra - à l'indonésienne :

mardi 23 mars 2010

Oisif jusqu'au bout des ongles

Sur le ferry reliant Lombok à Bali, j’avais à ma table un Balinais d’une quarantaine d’années environ, dont la quiétude n’avait d’égal que la longueur de ses ongles de la main gauche. Celui du pouce notamment me rappelait fortement le grand chistera de pelote basque, dont il était une reproduction naturelle et miniaturisée.











Grand chistera :
avouez que cela souffre la comparaison!



Ce n’était pas le premier Indonésien que je rencontrais à porter au moins un ongle long, même si celui-ci avait une bonne longueur d’avance. Quel pouvait en être l’intérêt ?

De l'art de marchander

L’Indonésie, avec d’autres comme le Mexique, est un pays gangréné par la corruption au plus haut sommet de l’Etat, et qui n’a pas été encore amputé.
C’est aussi vrai à l’échelle du commun des mortels, où la corruption semble être à l’économie indonésienne ce que le CO2 est à notre sang : aussi mauvais que nécessaire. Tout est bon pour gagner facilement quelques milliers de roupiahs. Ainsi, l’autre jour, je veux récupérer une canette de coca, laissée au gardien, à l’entrée d’un club. Je prends ma canette, mais l’homme de la sécurité saisit mon bras et me murmure quelque chose d’incompréhensible. Je lui demande de répéter, plus fort. Rien à faire, il ne veut pas hausser la voix, mais je peux lire sur ses lèvres : « Twenty ». Il veut ni plus ni moins que je lui glisse un biffeton de 20 000 rupiahs dans la main pour que je récupère mon cher et tendre coca. Je fais mine de ne pas comprendre, je chope ma boisson et tourne les talons.

mercredi 17 mars 2010

Au bord du cratère

Le Mont Bromo est un massif qui culmine à 2300 mètres. Sa dernière éruption remonte à 2004. Une fois le sommet atteint en voiture sur les routes en lacets, serpent de bitume sur les flancs verdoyants de la montagne, on débouche ce qui s'apparente à un immense cratère, à l’intérieur duquel se trouvent le Bromo et le Batok. Notre hôtel a été bâti juste au bord de la pente. Ce lieu touristique majeur a deux intérêts : le lever de soleil sur le cratère, et l’ascension de ce dernier.

jeudi 11 mars 2010

La Sulawesi, entre pêche et turista

Annulé une première fois, ce bref aller-retour à Sulawesi s’est confirmé en quelques heures. Mon ami Muntaha, ingénieur, doit se rendre sans tarder sur cette île des Célèbes, 800 km au nord-est. Le temps de préparer un petit sac, de roupiller un peu, pour un départ à 4h du matin.
Sulawesi, un nom qui fait rêver. Peut-être y verrai-je enfin sable blond, cocotier et eau translucide ? Ou encore le pays Tana Toraja, au cœur de l’île ? Point de tout ceci, faute de temps.

Miniature d’une maison Toraja.

mercredi 10 mars 2010

L'Indonésie en vrac

Voici quelques extras de l’Indonésie que je n’ai pas eu le temps de publier
Végétation luxuriante, rizières à perte de vue, rencontres...

(Les photos sont compressées, la qualité affichée par le diapo n'est pas terrible.)

dimanche 7 mars 2010

Le pays où les « boulê » sont des stars

Trangerang. Troisième banlieue de Jakarta. Quelques millions de personnes y vivent (ou survivent). Lorsque nous y arrivons, il fait nuit (19h), les étudiants sont partis. Nous filons chez Lukman, après un délicieux saté camping (brochettes de mouton avec du riz). Il loue une pièce chez un particulier pour 200 000 rupiahs par mois (12€). J’admire la simplicité, l'optimisme et la culture de Lukman. Il rêve de devenir guide en Europe, en Hollande surtout dont il parle un peu la langue. Allongé sur un tapis, la tête dans le ventilo que j’ai gentiment squatté, je suis recouvert, malgré la chaleur, d’un sarung (pantalon traditionnel). En fait, je me prépare tant bien que mal à affronter une armada de moustiques, débarqués tout droit d’un bassin voisin aux eaux croupissantes. Rien n’y a fait, ils ont réussi à me pourrir ma nuit.


samedi 6 mars 2010

Escapade à Jakarta

Mon séjour à Jakarta, qui s’est transformé en raid éclair et n’a pas duré plus de deux jours, ne s’est pas vraiment déroulé comme je l’avais prévu.
Pour gagner un temps précieux, j’ai choisi de faire le trajet de nuit, en « Eksekutif », sorte de train première classe qui relie Java d’Est en Ouest, soit près de 1000 km entre Surabaya et Jakarta. Un écran diffuse la Tour Montparnasse infernale. Sous-titrée en indo, c’est vraiment de toute beauté. Mais franchement, Eric et Ramzy ne me manquaient pas à ce point. Pour la première fois depuis mon arrivée, j’ai eu froid.

lundi 1 mars 2010

Yogyakarta, capitale culturelle

Je n’ai pas encore présenté mon hôte, Muntaha Rinjani, l’un des deux amis que je viens voir ici. 36 ans, il est en thèse à l’université en génie civil, où il habite. Il est marié à Erta, a 3 enfants, et une servante que j’ai cru être également sa fille. Elle a environ 25 ans, mais en fait 10, alors bon... Le fait qu’il ait une servante (ainsi qu’une belle bagnole et bientôt quatre maisons) ne signifie pas pour autant qu’il roule sur l’or. Je suppose qu’il fait partie du haut d’une certaine classe moyenne, qui n’existe quasiment pas ici.