mercredi 31 mars 2010

Bali, surf and s(f)un !

Je suis arrivé à Bali il y a plus de deux semaines. Depuis, j’ai parcouru depuis un bon bout de chemin : de Bali, je suis passé à Lombok (aux îles Gili, au nord-ouest), puis j’ai traversé l’île suivante, Sumbawa, en bus de nuit. Enfin, j’ai atteint Florès, d’où j’ai pu me rendre à Rinca, une île de l’archipel de Komodo.

Débarqué de Java à Bali, je choisi d’aller directement à Kuta, une ville du sud connue pour ses activités hautement intellectuelles : surf, boîtes, bières, farniente. Cela faisait un moment que j’attendais un lieu où relax serait le mot d’ordre. Les deux semaines à Java, passées à parcourir l’île de long en large pour en visiter les principaux lieux culturels, ont été merveilleuses en tout point. Mais la surpopulation des grandes villes devenait étouffante. Je voulais voir de l’eau et du sable. Bali est une destination incontournable pour tout voyage en Indonésie.


Le soir où je descends du bus, à Kuta, je suis accompagné de Mark, un Hollandais de 21 ans, qui voyage depuis quatre mois à travers le sud-est asiatique. On décide de partir ensemble à la recherche d’un hôtel pas trop cher. A peine a-t-on fait trois pas qu’une jeune Australienne, largement imbibée, nous accoste. Elle semble complètement perdue. Une grosse demi-heure de recherche plus tard, on signe pour une nuit dans un « losmen », petit hôtel pour voyageurs, dans une ruelle du centre. L’Australienne nous colle toujours aux basques, marmonnant dans notre sillon un dialecte d’australopithèque. Je monte dans ma chambre, mais elle ne semble pas disposée à me lâcher. Elle rentre en titubant dans ma chambre, demande à utiliser mes toilettes. Fatigué par une longue route, j’avais envie d’autre chose que de m’occuper d’une alcoolique anonyme. Gentiment mais fermement, je la pousse dehors. Je m’installe et m’endors.

4h30. Des voix féminines indonésiennes et une voix masculine, anglo-saxonne, me réveillent. Elles proviennent du balcon d’à côté. Il ne reste bientôt plus qu’une femme et l’anglo-saxon, peu loquace. La conversation semble tourner autour de bananes, mais je comprends rapidement qu’ils ne débattent pas vraiment du cours de ce fruit. La discussion se prolonge, je ne parviens pas à retrouver le sommeil. Puis des meubles bougent. Quelques cris accompagnent le tambourinement régulier des montants du lit contre le mur mitoyen à ma chambre. Puis plus rien. Echange de politesse et d’argent. Au revoir. Je peux dormir en paix.

A 10 heures, le soleil tape déjà fort sur la petite station balnéaire, dont le côté obscur a disparu pour quelques heures. L’autre Kuta s’éveille dans une atmosphère bon enfant, familiale et touristique. Dans les rues étroites, les surfs sont harnachés aux scooters qui filent dans une même direction : Kuta Beach ou Legian Beach. A la plage, je rencontre Boston, un Indonésien, loueur et « prof » de surf, comme pas mal de ses copains sur la longue, très longue étendue de sable. Je lui loue une planche, et me décide pour un cours, que je jugerai après coup salutaire. Le surf est un vraiment un sport excellent, assez physique, dont la technique de base et la théorie laissent mal imaginer ce que peut être la pratique, plutôt ardue. Ceci dit, les débutants se consolent en appréciant de se retrouver dans la « washing machine » lorsque la vague a été prise un peu tard…



Deux jours après, je pars vers l’île d’à côté, Lombok. Un peu moins touristique que Bali, elle est tout aussi belle et sauvage. S’ensuivent environ quatre jours de voyage quasi-non stop. A Lombok, je choisi les îles Gili pour passer la nuit. En fait, je comptais rester plus longtemps sur ces petits bouts de terre (on fait le tour de la plus grande des trois, Gili Trawagan, celle où je suis allé, en trois heures maximum), mais mon but ultime, c’est Komodo. Or, le prochain départ est annoncé pour le lendemain matin. Je ne profiterai donc de cette île paradisiaque qu’une soirée. Le temps cependant d’apprécier un succulent barramundi, accompagné d’un buffet à volonté, le tout dégusté sur la plage en compagnie d’un Français, Nicolas, 37 ans, rencontré lors du trajet. Un resto inoubliable et tellement revigorant.


Après deux jours de bus et de ferry, je parviens enfin à la dernière des grandes îles avant le Timor : Florès. C’est de là que l’on peut se rendre à Komodo, dernier endroit au monde abritant des bestioles antédiluviennes…

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