mardi 30 novembre 2010

L'hiver est passé, let's go to Sydney !

C'était le plan de base : laisser passer l'hiver dans le sud, rester dans les températures raisonnables - 25°C, maillot de bain et tongues -, et utiliser ce laps de temps pour travailler.

Alors j'ai travaillé. J'ai pêché : trois fois quinze jours en mer (lire par ailleurs). Le lendemain de mon deuxième retour à terre, je me rends au Flight Center de Mooloolaba, où je séjourne quand je ne suis pas en mer. En discutant avec les demoiselles de l'agence de voyage, en leur expliquant que la pêche et moi, c'est fini, que je recherche un boulot plus terre-à-terre, l'une d'entre elles me dit que son compagnon est responsable d'une compagnie de construction de piscines. Pourquoi pas? C'est moins profond, et il y a moins de requin dans le petit bain. Dix minutes après avoir quitté le Flight Center, j'avais un nouvel emploi.

samedi 27 novembre 2010

Veni, vidi…

Neuf mois après avoir quitté le bercail, à quatre mois jour pour jour de mon retour, il n’est pas inutile de faire un petit point : où suis-je allé ? Qu’ai-je fait, qu’ai-je vu ? Quels sont mes projets pour les semaines et les mois à venir ?

mardi 16 novembre 2010

L'enfer et le paradis sont sur un bateau...

Part Two : "Je ferai de vous des pêcheurs d'hommes" (Marc, 1, 16-20)

La Der des Ders

Les choses ont un peu évolué depuis la publication de mon dernier post. Trois semaines après mon retour, je passe au Beluga pour dire au revoir à mon ancien skipper qui repart en mer, et récupérer mes mâchoires de requin. « Eh ! Bloody Frenchie », crie Wayne en me voyant, la face rougeaude, une canette de Jack Daniel’s à la main. Et de chanter mes louanges aux autres marins présents autour de lui.
La conversation prend un tournant plus sérieux quand Wayne me dit que le Blue Moves, le thonier voisin de la même compagnie, a besoin d’un renfort d’équipage. Je refuse net, leur répétant que j’ai assez donné, que ce boulot est complètement cinglé, etc… Mais je sens déjà qu’au bout du compte, je vais repartir pour un tour. Ben, le skipper du Blue Moves, me passe son numéro : « Tu as deux heures pour me donner ta réponse, il faut que je trouve quelqu’un pour demain. » De retour au backpacker, je craque et fais mon baluchon pour la troisième fois. Je travaillerai finalement sur le Blue Mistress, piloté par un nouveau skipper.