Encore une fois, nous avions le choix entre plusieurs options pour visiter Fraser Island. Le self-drive s’avère moins cher et laisse plus de liberté. Il s’agit d’un package comprenant la location d’un 4x4, obligatoire sur cette île, quatre nuits, dont deux sur place, la nourriture et le matériel pour trois jours. Nous sommes sept dans la voiture, une belle équipe au final : un couple de Savoyards, Olivier et Delphine, 28 ans, trois Allemandes de 20 ans, puis Nadine et moi. Deux autres voitures font partie du convoi.
Après un topo complet et un peu longuet sur le véhicule – seuls les détenteurs du permis international pourront le conduire, soit quatre personnes – Alan, un Aussie typique et moyen, mécano aux allures de cow-boy, termine par quelques mésaventures arrivées récemment, histoire de nous mettre un peu la pression. Des bagnoles rendues pas tout à fait intactes, ou des amortisseurs à plusieurs milliers de dollars broyés, tout comme les portefeuilles par conséquence. Et plus grave, plusieurs morts par an, dont une fois six personnes du même 4x4, pour non respect des consignes de sécurité. Je n’ai pas gardé en mémoire le détail de ces tragédies, car Lucky Luke n’avait pas l’accent léger, mais elles n’étaient franchement pas gaies à entendre.
Ceci étant dit, conduire un 4x4 n’est finalement pas compliqué, une fois reçues quelques explications. Cette espèce de buffle sur roues a la particularité d’être à la fois ultra-robuste mais aussi très fragile si l’on ne fait pas attention, aux changements de vitesses notamment. Il peut aller n’importe où grâce aux composantes principales du squelette d’acier : les suspensions. Le confort est absolu… seulement pour le conducteur. Les passagers de l’arrière tiennent difficilement en place tant le relief ressemblent à une mer de sable déchaînée qui se serait figée et incrustée dans le décor : des creux et des bosses en continu que le gus au volant doit anticiper afin d’amortir le choc. Plusieurs heures nous ont été nécessaires pour parcourir la vingtaine de kilomètres qui nous séparaient du lac McKenzie ! Bref, vous l’avez compris, conduire le « four wheel drive » est en fait l’activité la plus sympa à faire sur Fraser Island. Des touristes embourbés. Comme nous venons à contre-sens, pas d'autre choix que de leur filer un coup de main de trois bons quart d'heure !!
Nous débarquons à sur Fraser en fin de matinée. Le but de la journée : parcourir les 100 kilomètres vers le nord jusqu’à Indian Head, pour les redescendre en deux jours, en suivant les étapes. C’est en fait les marées, très fortes, qui déterminent la route à suivre, selon des horaires très précis.
Indian Head est stupéfiant. Un panorama entièrement ouvert sur l’océan, du haut duquel il n’est pas impossible d’apercevoir des requins, des dauphins et des baleines. Seules ces dernières n’ont pas daigné se montrer. (cliquez pour agrandir)
La dernière demi-journée sera speed : lake McKenzie au petit matin, qui sera traversé à la nage comme il se doit! Puis le lake Birrabeen ensuite, qui n’a rien à envier au premier, au contraire.
Fin de la série Cairns-Brisbane !
A suivre, Brisbane, entre backpacker et wwoofing
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