5. Cape Hillsborough : moments d’intimité avec les boxeurs à poche
27 mai. Le noir et le silence, juste perturbé par le bruit des vagues toute proches, ont plongé l’aire de stationnement nocturne dans une atmosphère plus rassérénante qu’inquiétante. Le faisceau de nos lampes électriques éclaire tant bien que mal les jolies profiteroles disposées en rond dans une assiette en plastique vert. Un petit luxe aussi symbolique que réconfortant pour célébrer mon quart de siècle. Ce n’était pas vraiment une surprise, nous avions eu le même dessert quelques jours auparavant pour les vingt-quatre printemps de Jule. Juste un moment rendu fort sympathique par la compagnie des trois Européens qui m’entouraient ce soir-là.
Le réveil aurait dû être plus matinal, mais c’est vers 7h00 que j’émerge le premier de la tente. On plie bagage, et on prend fissa la route pour Cape Hillsborough. La mission du matin : les kangourous. Ou la redécouverte d’un animal, déjà approché au Kakadu National Park, absolument hors du commun.
La grande plage est déserte, comme d’habitude. Une petite brise, un ciel bleu, quelques cris d’oiseaux, un soleil en route vers son zénith. Ils sont trois à l’extrémité droite de la crique. Nous nous dirigeons vers eux sans précipitation.


La version allemande du Lonely Planet a une couverture comme celle-ci :
27 mai. Le noir et le silence, juste perturbé par le bruit des vagues toute proches, ont plongé l’aire de stationnement nocturne dans une atmosphère plus rassérénante qu’inquiétante. Le faisceau de nos lampes électriques éclaire tant bien que mal les jolies profiteroles disposées en rond dans une assiette en plastique vert. Un petit luxe aussi symbolique que réconfortant pour célébrer mon quart de siècle. Ce n’était pas vraiment une surprise, nous avions eu le même dessert quelques jours auparavant pour les vingt-quatre printemps de Jule. Juste un moment rendu fort sympathique par la compagnie des trois Européens qui m’entouraient ce soir-là.
La version allemande du Lonely Planet a une couverture comme celle-ci :
Et voici la photo que Nadine a prise sur place :Les kangourous sont juste de véritables trésors de la Création. En débarquant chez les Aussies, ce n’est pas vraiment l’image d’un wallaby que j’avais dans la tête. Cliché éculé, emblème émoussé. En repartant, c’est l’une de ces adorables bestioles qui sautera dans ma tête en repensant au pays. Pourquoi ? Je ne sais pas vraiment. On peut très bien les voir comme de simples mammifères un peu curieux, de gros lapins à longue queue, avec un museau de chèvre, des oreilles d'âne et des yeux de biche. Pour ma part, j’ai trouvé les kangourous d’une grande sensibilité, très réactif à leur environnement. J’aurai pu rester des heures à les observer renifler le sol à la recherche de quelque verdure, se prélasser contre un arbre ou se prendre pour Mohammed Ali.
En bref, ces quelques heures valent largement une plongée sur le corail. Je vous laisse apprécier.
A suivre, Fraser Island l’indomptable
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