Cela fait bien trop longtemps que ce blog n’a pas été alimenté. Je me remets donc à la tâche, tout en admettant qu’il me faudrait des jours pour raconter en détail ce que j’ai pu vivre ces dernières semaines. Aussi, rien de tel que quelques belles images accompagnées d’un paragraphe un peu complet pour passer en revue les moments phares de ce dernier mois. Six lieux et beaucoup de souvenirs réunis dans une petite rétrospective loin d'être exhaustive.
1. Au plus près du corail, du silence, des couleurs et une brève rencontre
C’était il y a près d’un mois déjà. Les superlatifs me manquent pour décrire cette expérience sous-marine.
La Grande Barrière est longue de 2 600 km, s'étire du Cap York au nord à Bundaberg, 400 km au nord de Brisbane. C’est à Cairns qu’elle est la proche de la côte. Elle est considérée par nombre de scientifiques comme le plus grand organisme vivant de notre planète. Des rabas-joie contestent ce point de vue, affirmant que le « reef » n’est pas solidaire mais est formé d’innombrables îlots proches les uns des autres. Quoi qu’il en soit, elle figure au Patrimoine mondial, mais compte surtout parmi les merveilles du monde, au côté d’une autre barrière, chinoise celle-ci.
C’est à mon tour. Je m’assois sur le ponton, ajuste la combinaison, endosse la bombonne d’oxygène. Un coup d’œil au manomètre (qui affiche également la quantité d’air dont on dispose) m’indique que j’ai une heure devant moi. En plongée. Ne pas oublier d’ajuster la pression au niveau des oreilles, juste pour éviter l’explosion des tympans. Les rayons du soleil, bien timides ce jour-là, se raréfient à mesure que la descente se poursuit. Le silence est maître dans ce monde. Seule notre respiration, régulière et caractéristique, rappelle bruyamment que nous ne sommes pas amphibiens, mais de simples inquisiteurs perturbant la vie à la fois calme et bouillonnante de cet écosystème unique et plurimillénaire. Je m'approche d’un coquillage de taille conséquente, glisse ma main à l’intérieur de sa gueule béante pour la retirer aussitôt avant que le mollusque n'en fasse son déjeûner.
1. Au plus près du corail, du silence, des couleurs et une brève rencontre

C’était il y a près d’un mois déjà. Les superlatifs me manquent pour décrire cette expérience sous-marine.
La Grande Barrière est longue de 2 600 km, s'étire du Cap York au nord à Bundaberg, 400 km au nord de Brisbane. C’est à Cairns qu’elle est la proche de la côte. Elle est considérée par nombre de scientifiques comme le plus grand organisme vivant de notre planète. Des rabas-joie contestent ce point de vue, affirmant que le « reef » n’est pas solidaire mais est formé d’innombrables îlots proches les uns des autres. Quoi qu’il en soit, elle figure au Patrimoine mondial, mais compte surtout parmi les merveilles du monde, au côté d’une autre barrière, chinoise celle-ci.
C’est à mon tour. Je m’assois sur le ponton, ajuste la combinaison, endosse la bombonne d’oxygène. Un coup d’œil au manomètre (qui affiche également la quantité d’air dont on dispose) m’indique que j’ai une heure devant moi. En plongée. Ne pas oublier d’ajuster la pression au niveau des oreilles, juste pour éviter l’explosion des tympans. Les rayons du soleil, bien timides ce jour-là, se raréfient à mesure que la descente se poursuit. Le silence est maître dans ce monde. Seule notre respiration, régulière et caractéristique, rappelle bruyamment que nous ne sommes pas amphibiens, mais de simples inquisiteurs perturbant la vie à la fois calme et bouillonnante de cet écosystème unique et plurimillénaire. Je m'approche d’un coquillage de taille conséquente, glisse ma main à l’intérieur de sa gueule béante pour la retirer aussitôt avant que le mollusque n'en fasse son déjeûner.
(Sorry, les photos de ce post sont celles de mon ami Google...)
Le relief coralien est peut-être ce qu’il y a de plus surprenant. Les dénivelés sont impressionnants. Certains coraux émergent, formant une multitude d'atolls, tandis que d’autres plongent jusqu'à trente mètres. Sécurité oblige, je ne serai pas autorisé à dépasser la dizaine de mètres. Et le patron, qui m’encadre avec deux autres personnes, veille au grain. Parfois, quelques coups de palmes m’emportent vite quelques palliers en-dessous, à l’ombre d’énormes blocs de coraux surgis de nulle part, tantôt plus doux que la soie, tantôt plus tranchants qu’un couteau de boucher. Autour de moi, des poissons en bandes passent leur chemin à distance raisonnable du visiteur, pas vraiment troublés par ma présence. Je tente de les poursuivre pour les admirer au plus près. Leurs couleurs, très primaires, sont d’une telle pureté que leurs écailles virginales semblent n’être qu’un uniforme bariolé de carnaval sous-marin.
Entre deux plongées, le snorkeling (masque et tuba) permet presque aussi bien – si ce n’était une eau particulièrement houleuse – d’observer de près les escarpements multicolores. Et c’est au cours d’un de ces délicieux moments d’évasion entre air et mer que j’ai fait l’une des rencontres les plus étonnantes de ma vie. A l’extrême-gauche de mon champ de vision, un point mouvant grossit rapidement, devient plus linéaire et se dessine bientôt avec des bronches, un nez allongé et un aileron affiné. Oh, ce n’était pas un requin blanc de sept mètres, on s’entend, mais un beau petit squale inoffensif d’environ deux mètres, peut-être davantage, sorti brusquement de la pénombre océane. L’aileron a décrit devant moi quelques zigs-zags majestueux, à la recherche d’un je-ne-sais-quoi. Puis il a poursuivi son errance d’âme en peine, pour disparaître aussi soudainement qu’il était apparu. Pas vraiment eu le temps de lui proposer une clope. Après cette furtive et stupéfiante entrevue, mes courses-poursuites avec les poissons-clowns et autres Némo m’ont paru bien moins excitantes.
La "Great Barrier reef" est aujourd'hui menacée par le réchauffement climatique. La température de l'eau, de plus en plus élevée, fait blanchir les coraux, devenus squelettiques avant de s'éteindre définitivement.A suivre, les alentours de Cairns et Fitzroy Island...
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