Perth est la seule vraie ville de Western-Australia. Son originalité : elle est la capitale la plus isolée au monde. Son défaut : son originalité. A partir de là, tout est dit, ou presque. Perth sent bon la fraîcheur de vivre, Perth est un havre de paix pour gens, en général, aisés. Perth et ses plages kilométriques garantissent le succès à vos vacances.



Nous sommes le dimanche 20 février, j’atterris à Perth vers midi. Léger décalage horaire, même température : 40°C. La région va vers son record de jours à cette température.
Des amis m’accueillent dans la banlieue nord de la ville, vers City Beach. Anne-Laure est française, mariée à Jim, Australien. Ils ont trois enfants George, Henry et Annabelle, 17, 14 et 13 ans. Pleine adolescence, mais toujours sympas et souriants. Tous des petits prodiges musicaux. Les dîners restent mouvementés.
Je ne m’étendrai pas sur Perth. Oui, la ville est agréable, un centre piétonnier bien agencé et propice au shopping et aux flâneries dispendieuses. Mais Perth, c’est surtout la mer.
Mon hôte m’emmène voir Freemantle, une ville de la grande banlieue sud-ouest, célèbre pour son club de footy, le football australien. Agréable et proprette, oui, mais pas à la hauteur de sa réputation. Kailis, un des premiers armateurs australiens, au moins sur la côte ouest, y a son embarcadère. Amusante par ailleurs, la célèbre brasserie, où le bar est attenant à l’usine de fabrication. Le petit marché couvert est des plus agréable, même si son fromage de chèvre est un peu cher. Enfin, la vieille prison ronde est le monument patrimonial de la ville. J'ai testé pour vous son pilori, une vieille habitude...
Des amis m’accueillent dans la banlieue nord de la ville, vers City Beach. Anne-Laure est française, mariée à Jim, Australien. Ils ont trois enfants George, Henry et Annabelle, 17, 14 et 13 ans. Pleine adolescence, mais toujours sympas et souriants. Tous des petits prodiges musicaux. Les dîners restent mouvementés.
Je ne m’étendrai pas sur Perth. Oui, la ville est agréable, un centre piétonnier bien agencé et propice au shopping et aux flâneries dispendieuses. Mais Perth, c’est surtout la mer.
Mon hôte m’emmène voir Freemantle, une ville de la grande banlieue sud-ouest, célèbre pour son club de footy, le football australien. Agréable et proprette, oui, mais pas à la hauteur de sa réputation. Kailis, un des premiers armateurs australiens, au moins sur la côte ouest, y a son embarcadère. Amusante par ailleurs, la célèbre brasserie, où le bar est attenant à l’usine de fabrication. Le petit marché couvert est des plus agréable, même si son fromage de chèvre est un peu cher. Enfin, la vieille prison ronde est le monument patrimonial de la ville. J'ai testé pour vous son pilori, une vieille habitude...
J’avais déjà eu l’occasion de voir nombre de ces œuvres « itinérantes » sur l’autre côte, à 4000 km, à Byron Bay. Oui, l'expo est amusante et originale. Le hic : cet évènement serait le rendez-vous culturel majeur de l’année à Perth...
On retrouve à Perth, plus que nulle part ailleurs, les piliers de la foi australienne : surf soir et matin, travail (un peu) pour gagner (pas mal) d’argent, barbecue… La petite famille se réunit pour le repas, mais, les enfants quittent la table rapidement ; Jim un peu moins. Les Australiens n’ont pas la même culture du repas que les Français, ou plus largement que les Européens. Avec Anne-Laure, la discussion se prolongeait jusqu’à une heure assez avancée. Le besoin pour elle de parler sa langue et de se confier un peu ; le besoin pour moi d’entendre le récit réaliste de l’expatriée.
Jim m'est apparu comme un personnage contrasté : il n’est pas chaleureux mais pourtant très hospitalier ; peu souriant, mais pourtant drôle. Il est l’archétype de l’intellectuel brillant mais avec une vision du monde étrangement et étroitement verticale et libérale : « Les Etats-Unis méritent d’être respectés car ils sont les meilleurs. » Son fond est bon et j’aurais aimé le connaître davantage. Nous nous sommes un peu accrochés sur le problème aborigène, dont il dit lui-même avoir une « opinion basse » et dont j’aurais, toujours selon lui, une « haute opinion ». C’est vrai que je me suis fait l’avocat des autochtones, avec mon regard de touriste français défenseur des peuples opprimés. Paradoxalement, je suis partisan de l’idée du rôle positif de la colonisation quand il s’agit de mon pays. Je pense qu’aucun de nous deux a raison ou tort. C’est le problème de l’Histoire, difficilement appréciable lorsqu’elle est vieille de 200 ans.
Je songe de plus en plus à mon retour. Mon visa expire le 25 mars, j’ai réservé mes billets retour Sydney-Paris depuis plusieurs mois. J’ai prévu de boucler mon périple à Broome, au nord-ouest ; il me faut donc acheter un billet Broome-Sydney. Chose faite, pour le 23 mars. Je suis arrivé le 20 février à Perth, et j’y suis resté deux semaines. Nous sommes le 4 mars, il me reste donc deux grosses semaines pour accomplir ma mission. Je n’aurais pas fait grand-chose d’extraordinaire à Perth. Je regrette de ne pas avoir vu Margaret River dont on m’a chanté la beauté plusieurs fois. Mais je pense avoir vécu selon les règles imposées par le climat et le mode de vie : not too much.
Non sans difficulté, je trouve enfin mon lift pour le nord tropical : Mathias, 29 ans, Allemand. Le courant passe immédiatement. Jusqu’au court-circuit…
A suivre : Perth - Exmouth, ma traversée du désert
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