mercredi 24 février 2010

Des chaussettes... ou des gants

Tout n'a pas pu rentrer

Prendre l’avion pour une si longue distance, c’est déjà une aventure en soi. L’envergure de l’A380 de Singapour Airlines est réellement à la mesure de… de rien du tout, c’était pour la rime. Le décollage terminé, je me surprends – bougre de chauvin – à déguster un petit, puis deux verres d’un merveilleux Riesling dont vous me donnerez des nouvelles. Puis, à cause de cette hôtesse, un peu dure de la feuille, comprenant « red » à la place de « white » wine, me voilà contré et forçaint, farpaitement, de tremper mes lèvres dans un breuvage peu goûteux, s’apparentant plutôt à de l’éosine ayant recouvert un panaris mal soigné. Il devait être anglais, ce vinaigre.
Ces petits détours œnologiques pour dire que, malgré cet impair, Singapour Airlines est une compagnie qui assure. Ne la tenons donc pas pour responsable de l’interdiction du PC à bord. Je contemple, un rien désabusé, le petit netbook qui va me servir de fidèle compagnon ces prochains mois. Dans son estomac, quelques films soigneusement ingurgités ne demandaient pourtant qu’à être renvoyés sur l’écran pour me faire passer le temps. Ce sera donc Le petit Nicolas, quelques séries et quelques tubes discos grâce à l’ordinateur de bord.
Autre confort, et pas des moindres, la petite trousse de toilette. A l’intérieur, une brosse à dents et la pâte qui l’accompagne. A côté, deux bouts de laines séparés et relativement allongés. Me baissant pour enlever mes chaussures et enfiler gaiment ces deux bas d’apparence soyeuse et confortable, je suspends mon geste et m’interroge profondément : « Que feraient des chaussettes de laines dans une trousse de toilette ? » Lucide, je réalise alors qu’il ne pouvait s’agir que de gants de toilette. Un peu plus, et mes mains allaient sentir mes pieds. Trop fort, le gars. Mais une question me taraude toujours : pourquoi deux gants ?

Le temps du trajet, je l’ai en fait surestimé. Nous sommes plus près des quinze heures de vol que des vingt-deux annoncées comme un challenge, d’autant plus stupide puisque, qu’il s’agisse de deux heures ou bien de 40, je ne pouvais que le remporter, à moins de sauter en vol. Mais au final, je suis bien parti de Paris à 11h mardi 23 pour arriver mercredi 24 à 9h, heure locale. Avec un décalage horaire de +6 heures avec la France.
Bref, arrivée à Surabaya, sans encombre, après un rapide transit par Singapour, la capitale malaisienne qui peut se targuer de posséder le plus bel aéroport du monde. Enfin, de ceux que j’ai pu voir en fait, donc pas beaucoup. Mais franchement, j’y planterais bien mon marabout, à la mode Khadafi. Moquette et palmiers, il respire le neuf et inspire la sérénité, surtout désert, à 6h du mat.
Ô bonheur, j’ai même eu l’agréable surprise de voir mon bagage terminer dans le même tas que ses congénères. Ce qui ne figure pas dans les habitudes de mes sacs de voyage.
Mais stop. Je m’arrête là. Surtout, ne pas s’écouter écrire.
Meteo : 30 degres, atmosphere chargee d'humidite, bande organisee de moustiques le soir : c'est la saison des moussons.
@+
PS : Les connexions internet sont "bullshit" ici. M'est avis que je ne pourrai pas poster souvent. Et sorry pour les accents.


3 commentaires:

  1. Petite correction, Singapour est la capitale de Singapour. Mais je confirme que son aéroport est magnifique.
    La capitale de la Malaisie est Kuala Lumpur. Si tu as l'occasion, grimpe le Kawah Ijen, tu ne seras pas déçu du voyage.

    RépondreSupprimer
  2. Ouh la, erreur inadmissible. Merci pour la correction. Mon escale a Singapour n'a pas dure plus de deux heures, donc ce sera pour une prochaine fois.

    RépondreSupprimer
  3. Question qui me taraude vu la taille de l'avion... en classe éco, on a plus de place dans un A380 ou y a-t-il simplement plus de sardines dans la conserve ?

    RépondreSupprimer